Archives de la catégorie ‘On y était’

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Miguel Cotto a beau être un petit bonhomme, c’est Sergio Martinez qui a les genoux en mousse. Dur pour un type dont la boxe repose sur le mouvement permanent et le jeu de jambes qui va avec.

La soirée d’hier au Madison Square Garden vaut tous les diagnostics médicaux : ses jambes ne le portent plus. En témoigne le festival de chutes et de glissades observé pendant 10 rounds et tout particulièrement cette première reprise catastrophe qui a vu l’Argentin mordre trois fois la poussière.

Un chemin de croix pour Martinez, une victoire de choix pour Cotto(suite…)

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En battant sans génie le rugueux Luis "même pas mal" Collazo, Amir "Yes he Khan" reste dans la course pour défier Floyd Mayweather en septembre.

À nouveau, Marcos Maidana risque pourtant de lui damer le pion. Ce combat contre Mayweather, "El Chino" l’avait attendu avec la patience d’un paysan de la pampa. Il l’a abordé avec une détermination monstrueuse. Douze rounds solides. Une pression constante et des coups de marteau peu académiques qui ont fait passer quelques sueurs froides dans les rangs de la Money Team. Floyd l’emporte par décision mais la perf de l’Argentin pourrait lui offrir une seconde chance.

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Échec & jab

Publié: 2 mars 2013 par CULTUREBOXE dans On y était
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chess boxers enki bilal

Un guerrier ultime, à mi-chemin entre Mohamed Ali et Garry Gasparov ? C’est le rêve qu’a fait Enki Bilal dans Froid Equateur, paru en 1992. Le vendredi 1er février, ce rêve est devenu réalité dans la salle de vente aux enchères Artcurial avec le premier combat officiel organisé par la World Chess Boxing Organization. On y était.

Le Chessboxing : six parties d’échecs de quatre minutes entrecroisées de cinq rounds de boxe de trois minutes. Un sport étonnant pratiqué à Berlin, Londres, Krasnoïarsk, Los Angeles, Calcutta ou Shanghai.

Au bord du ring, les photographes jouent des coudes pour avoir le meilleur point de vue. Plus loin, les mondains se saluent, sourire aux lèvres. D’autres contemplent, songeurs, l’acrylique de Bilal « Chess-boxers with black horse » qui sera vendu aux enchères au profit de la WCBO.

Charlotte Rampling siffle la fin des mondanités et annonce les deux combattants du soir. L’ancien champion du monde allemand, Frank « Anti-Terror » Stoldt, va se frotter au tenant du titre biélorusse, naturalisé allemand, Leonid « Granit » Chernobaev. Un combat de lourds-légers arbitré par le Grand Maître et commentateur d’échecs Jean-Luc Chabanon, chargé d’expliquer le déroulement des parties au public en décryptant les choix stratégiques des deux chess-boxeurs. (suite…)

Ricky "Hitman" Hatton (45 victoires dont 32 K-O, 3 défaites) en connaît un rayon question pub. Entre deux combats, le lad de Manchester n’a jamais cessé de se pinter avec les gars du quartier. Une street credibility qui a aussi fait ses preuves sur le ring avec une boxe rugueuse, offensive et des victoires généralement expédiées avant la limite.

En 2005, Hatton arrête Kostya Tszyu, champion IBF et plane sur la catégorie des super légers. Dans la foulée, l’Anglais se lance à la conquête de l’Amérique escorté par la British Army. Ils sont à chaque fois plusieurs milliers à traverser l’Atlantique pour descendre de la Bud et agiter le drapeau de l’Union Jack sous le nez du cousin américain. Jusqu’en 2007, c’est l’euphorie : Collazo, Urango, Castillo échouent face au puncher de Manchester. Ricky rules the world. (suite…)

Crédits : Al Bello

La marche était trop haute. Hier soir au Barclays Center de Brooklyn, Hassan N’Dam (27 victoires dont 17 par K-O, désormais 1 défaite) – porteur de la ceinture WBO des poids moyens – a mordu six fois la poussière devant Peter "Kid Chocolate" Quillin (28 victoires dont 20 par K-O) avant de s’incliner aux points sur décision unanime des trois juges.

N’Dam a bien boxé, dansé souvent, touché parfois, mais s’est fait cueillir par la puissance et la justesse des coups du local. Le franco-camerounais avait traversé l’Atlantique pour conquérir les coeurs. Il y a laissé son invincibilité mais accompli sa mission. Alors que le public – pourtant acquis à la cause de Quillin – offrait une ovation méritée à son courage, les commentateurs espéraient le voir bientôt de retour sur les rings américains.

Même vaincu, N’Dam fait désormais partie du paysage.

Voir le combat.