Archives de la catégorie ‘On y était’

Échec & jab

Publié: 2 mars 2013 par CULTUREBOXE dans On y était
Tags:, , , , , , ,

chess boxers enki bilal

Un guerrier ultime, à mi-chemin entre Mohamed Ali et Garry Gasparov ? C’est le rêve qu’a fait Enki Bilal dans Froid Equateur, paru en 1992. Le vendredi 1er février, ce rêve est devenu réalité dans la salle de vente aux enchères Artcurial avec le premier combat officiel organisé par la World Chess Boxing Organization. On y était.

Le Chessboxing : six parties d’échecs de quatre minutes entrecroisées de cinq rounds de boxe de trois minutes. Un sport étonnant pratiqué à Berlin, Londres, Krasnoïarsk, Los Angeles, Calcutta ou Shanghai.

Au bord du ring, les photographes jouent des coudes pour avoir le meilleur point de vue. Plus loin, les mondains se saluent, sourire aux lèvres. D’autres contemplent, songeurs, l’acrylique de Bilal « Chess-boxers with black horse » qui sera vendu aux enchères au profit de la WCBO.

Charlotte Rampling siffle la fin des mondanités et annonce les deux combattants du soir. L’ancien champion du monde allemand, Frank « Anti-Terror » Stoldt, va se frotter au tenant du titre biélorusse, naturalisé allemand, Leonid « Granit » Chernobaev. Un combat de lourds-légers arbitré par le Grand Maître et commentateur d’échecs Jean-Luc Chabanon, chargé d’expliquer le déroulement des parties au public en décryptant les choix stratégiques des deux chess-boxeurs. (suite…)

Ricky "Hitman" Hatton (45 victoires dont 32 K-O, 3 défaites) en connaît un rayon question pub. Entre deux combats, le lad de Manchester n’a jamais cessé de se pinter avec les gars du quartier. Une street credibility qui a aussi fait ses preuves sur le ring avec une boxe rugueuse, offensive et des victoires généralement expédiées avant la limite.

En 2005, Hatton arrête Kostya Tszyu, champion IBF et plane sur la catégorie des super légers. Dans la foulée, l’Anglais se lance à la conquête de l’Amérique escorté par la British Army. Ils sont à chaque fois plusieurs milliers à traverser l’Atlantique pour descendre de la Bud et agiter le drapeau de l’Union Jack sous le nez du cousin américain. Jusqu’en 2007, c’est l’euphorie : Collazo, Urango, Castillo échouent face au puncher de Manchester. Ricky rules the world. (suite…)

Mormeck …

Tout le donnait perdant. Tout, à un détail près. On parle de boxe. Un sport où tout est possible, où la détermination crée parfois la surprise. Cela n’a pas été le cas : Wladimir a été fidèle à lui-même, l’agressivité en plus, et le français est tombé au 4e round sans jamais l’avoir inquiété. 

La journée avait pourtant bien commencé. Düsseldorf est une ville plutôt accueillante avec ses pubs, ses restaurants et son quartier historique. En ville aucune trace du combat. On a du mal à imaginer que 50 000 personnes vont se presser devant l’Esprit Arena. Pas d’affiches et encore moins de supporters dans les rues. Le quotidien national réserve un quart de page à l’évènement.

On questionne un passant.

- Vous êtes au courant pour ce soir ?

- Heu non…

- On est venu supporter Mormeck pour son combat !

- Qui ça ?

- Le combat de Klitschko !

- Ah oui, il a déjà combattu quelques fois ici. C’est une énorme machine à fric.

- Et pourquoi ici à Düsseldorf ?

- Peut-être parce qu’il y a une petite communauté d’ukrainiens en ville. Mais la majorité des fans sont allemands, et ils sont très nombreux.

Et effectivement, ils sont venus en nombre. Après avoir goûté aux spécialités locales (houblon, saucisses) on se dirige vers le stade. Impressionnant ! Le public est très varié. Plutôt qu’au connaisseur de boxe on a affaire à monsieur tout le monde. On vient en famille avec maman et petite sœur. Rigueur allemande oblige, les portes ouvrent à 19h pétantes et laissent entrer une foule ordonnée. De nombreux stands proposent des produits dérivés à l’effigie de la star ukrainienne : tee-shirts, posters, gants… Les supporters ne viennent pas voir un combat, ils viennent admirer un Klitschko. (suite…)

Foin de Dusseldorf, Cultureboxe envahit la Taverne du Croissant, Paris 9ème, pour un compte rendu minuté.

22h30. Pressentant une organisation à la ponctualité teutonne, les amateurs de noble art, pinte en main, attendent le début du combat avec la patience d’un paysan du Danube.

Les bookmakers condamnent Jean-Marc Mormeck. Wladimir Klitschko est donné gagnant à 1,01. Un placement sûr. Prends ça le livret A.

22h50. Orange Sport investit les écrans de la Taverne. Premières images du français. Jogging gris, il enfile ses bandes, l’air pensif.

23h03. Marcel floqué JMM, le challenger fait son entrée, regard soucieux. On compatit. On communie. Le moment est historique. Après Georges Carpentier et Lucien Rodriguez, Jean-Marc Mormeck est le troisième français à tenter de conquérir la ceinture de champion du monde des lourds. (suite…)

Cultureboxe était dans la place, hier soir à la Halle Carpentier, Paris 13, pour assister au troisième volet du retour de Jean-Marc Mormeck chez les Lourds, contre l’Ouzbek Timur Ibragimov.

Alertés par les annulations en cascade, on était plutôt méfiants vis à vis des combats d’encadrement. Seule lueur d’espoir : le championnat de France des Plumes entre les invaincus Khedafi Djelkhir (7 victoires dont 6 KOs) et le ch’ti Anthony Arimany (10 victoires, 7 KOs).

Ces petites choses qui vous redonnent goût à la vie : la Halle se fiche du plan Leproux comme de son premier gala et on peut tranquillement siroter son demi en tribune. Installés en plein kop ch’nordiste, on s’aperçoit vite que les supporters d’Anthony partagent notre enthousiasme. Question de culture sans doute. (suite…)