Muhammad Ali : nouvelles photos

Publié : le 5 septembre 2010 par Nicolas Zeisler dans Articles, On se cultive
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Il y a pile 50 ans, celui qui s’appelait encore Cassius Clay ramenait une médaille d’or olympique des jeux de Rome. Pour fêter cet anniversaire, son ami photographe, Michael Gaffney, révèle aujourd’hui des photographies inédites du champion.

Gaffney, à propos de sa rencontre et de son travail sur Ali :

J’avais toujours voulu photographier une vraie icône. Je suis allé photographier Ali dans son camp d’entraînement en Pennsylvanie. Les deux semaines prévues se sont transformées en une année. Il m’a seulement dit qu’il n’allait pas me laisser partir, qu’il allait me faire une proposition que je ne pourrai pas refuser.

Gaffney a été touché par Ali :

C’était un homme joyeux qui diffusait cette joie de vivre autour de lui. J’ai appris beaucoup à ses côtés. J’ai appris la tolérance, la patience. J’ai appris que ça ne coûtait rien d’être bon. Quand vous le connaissiez, c’était une personne très humble.

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Marvin Hagler (62-3-2 dont 52 KOs) est né en 1954 à Newark, près de Manhattan. A 13 ans, il quitte l’école pour travailler comme manutentionnaire dans une usine de jouets. A 15 ans, sa famille déménage à Brockton, Massachusetts, la ville de naissance de Rocky Marciano. Il travaille sur les chantiers et découvre la boxe dans le gymnase des frères Petronelli.

Ses entraîneurs sont convaincus du potentiel de ce jeune gaucher introverti qui surprend déjà par sa musculature et son crâne précocement chauve.

Après 57 combats amateurs et un titre de champion des États-Unis, Marvin Hagler, qui signe déjà “Marvelous” ses premiers autographes, passe pro.

La lutte pour se faire une place au soleil est âpre. Toujours ouvrier sur les chantiers, il grimpe les échelons du monde professionnel en affrontant de rugueux journeymen dans les gymnases miteux du Nord industrieux.

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Battling Siki, un homme libre

Publié : le 2 septembre 2010 par Nicolas Zeisler dans Articles, Histoire, Portraits
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Né à Saint Louis du Sénégal dans une famille de 22 enfants, Louis Phal, dit Battling Siki, quitte sa famille à 9 ans et débarque à Marseille dans les valises d’une danseuse allemande. Il ne tarde pas à enfiler les gants, à 13 ans, comme boxeur de foire.

Soldat pendant la Première Guerre mondiale, il remonte sur le ring dès 1919 et, passé pro à Paris, enchaîne les victoires dans un style plus que rudimentaire où ses moulinets désordonnés finissent invariablement par coucher ses adversaires.

Le tournant de sa carrière a lieu le 24 septembre 1922 lorsqu’il affronte le mythique Georges Carpentier à Montrouge pour le titre de champion du monde des mi-lourds.

Comme on l’apprendra plus tard, le scénario du combat a été défini à l’avance : après 4 rounds de boxe en dentelle, Siki doit se coucher au 5e et offrir la victoire à un Carpentier hors de forme et trop occupé par les mondanités pour s’entraîner sérieusement.

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Arrivé Lundi à Los Angeles, Manny Pacquiao entame aux côtés de son prochain adversaire une tournée médiatique pour promouvoir le combat. Organisée par Bob Arum, cette série de conférences de presse à travers les États-Unis promet une bonne récolte d’anecdotes et de déclarations truculentes.

Le cas Margarito, (« Margacheato »), son récent passage devant la commission athlétique de Californie, brûle les lèvres de tous les journalistes. Comment ne pas demander à l’intègre Congressman philippin son avis sur la culpabilité du mexicain ? Hier, à Beverly Hills, Manny est donc interrogé dès sa sortie de conférence. Il semble d’abord gêné puis lâche comme quelqu’un qui se rend à l’évidence :

Bien sûr, je pense qu’il était au courant, c’est lui qui se bande les mains (…), il a commis une erreur.

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Le Grand Georges

Publié : le 31 août 2010 par Nicolas Zeisler dans Articles, Histoire, On se cultive, Portraits
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De 1908 à 1926, Georges Carpentier a défié des hommes plus lourds et plus grands que lui, traversé plusieurs fois la Manche et l’Atlantique, participé à la Première Guerre mondiale et aimanté les femmes au bord du ring grâce à son élégance naturelle, ses yeux bleus rêveurs et sa fameuse raie sur le côté.

Les débuts d’un Ch’ti

Issu d’une famille ouvrière reconvertie dans le brassage de bière, Georges Carpentier naît à Liévin en 1894 et grandit à Lens.

A 10 ans, il descend la terreur de son école, un gamin 3 ou 4 ans plus âgé que lui, sous les yeux d’un passant pas comme les autres : François Descamps, président de la « Société de gymnastique de la Maison du Peuple ». Épaté par sa vitesse d’exécution, il l’invite immédiatement à venir passer ses nerfs à la salle.

Georges Carpentier vient de rencontrer son mentor, entraineur, promoteur et ami, qui l’accompagnera pendant toute sa carrière.

Ensemble, ils sillonnent les galas de la région où le punch de l’adolescent fait des ravages. En 1908, Carpentier fait ses débuts pro et, dans la foulée, s’installe à Paris avec Descamps. Il n’a que 16 ans et pèse 62 kg.

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